Suite à l’excellente proposition de Françoise, nous avons décidés de nous rendre à la conférence du Bar des Sciences « Glaces et glaciers : que nous disent-ils ? » animée par Frédéric PARRENIN, Glaciologue et Paléo climathologue au CNRS de Grenoble.

Quelques mots sur le Bar des Sciences, une action du Pavillon des Sciences, portée par le très local Pascal REMOND bien connu sur le Pays de Montbéliard. Une à deux fois par mois, Pascal propose de réunir les citoyens, militants, industriel, … sur un sujet scientifique. Cette soirée permet de favoriser le dialogue, la compréhension, l’évocation des certitudes ou des craintes en laissant s’exprimer les participants. Pascal invite un expert spécialisé qui « éclaire » ce soir là le sujet.

Jeudi dernier, c’est sur le thème d’actualité du réchauffement climatique qu’une bonne quarantaine de personne étaient réunies pour écouter et échanger autour de l’exposé de Monsieur PARRENIN.

Ce dernier est un enfant du pays, car c’est le fils de l’ancien Maire de Maîche Joseph PARRENIN (qui était présent dans l’assistance avec sa femme). Frédéric PARRENIN est un chercheur spécialisé dans les phénomènes de l’étude de la glace. Il a contribué part ses recherches à la constitution du rapport du GIEC (groupement d’experts sur l’évolution du climat) sur le réchauffement climatique. et poursuit bien évidement ses actions en menant des projets d’envergures pour comprendre et aider le collectif à interpréter la crise climatique.

Son exposé était très intéressant car il était orienté autour de l’explication simplifié du rapport et en particulier son résumé a destination des décideurs que j’avais déjà eu l’occasion de lire il y a quelques mois.

Monsieur PARRENIN a évoqué le consensus scientifique large autour du constat de l’évolution des températures mondiales contrairement aux déclarations des climatosceptiques que sont entre autre Messieurs TRUMP et POUTINE. Certains esprits sont tentés de prendre des raccourcis évidents et simplistes pour éviter de voir la vérité en face. Des personnes qui étaient dans la salle ce soir là pouvaient pencher à tort vers de telles théories et cela s’est ressenti dans quelques interventions heureusement minoritaires.

Monsieur PARRENIN est revenu largement sur la tendance qui se dévoile en rappelant les objectifs fixés lors de la COP21 de Paris visant à maitriser un réchauffement climatique de l’ordre de 1,5°C. Selon lui nous sommes entrain de perdre cette première bataille car les émissions sont toujours dans un augmentation trop forte au regard de cette objectif.

Il a remis en perspective cette élévation de température qui risque de nous frapper (4 à 6°C ont été évoqués en terme de hausse) et l’impact que tous ceci va avoir sur la glace, les espèces végétales et animales ainsi que sur les activités humaines des impacts terribles. On voit clairement sur les cartes présentées ce soir là que l’ensemble de la planète sera impactée.

Disparition programmée des derniers glaciers Alpins à l’image de l’évolution de la mer de glace d’ici 40 ans qui n’existera plus, espèces végétales qui seront rayées de la carte, espèces animales qui devront migrer pour survivre et pour l’homme des conflits énormes pour la maitrise de l’eau, de l’espace, … car des territoires complets ne seront plus du tout habitables (montée des eaux, aridités, fortes chaleurs, …).

Triste Mer de Glace

Loin de tomber dans le catastrophisme, il nous faut tous agir ! L’urgence est bien là ! Nous voyons déjà bien de manière concrète les effets de ce mécanisme climatique engagé. Qui n’a pas remarqué les orages violents qui se multiplient, les hivers de plus en plus doux, le recul des glaciers en montagne, les périodes de chaleurs intenses, nos sapins qui sèchent en vallée, … Nous avons tous en tête des signes bien réels de cette triste évolution.

Alors comment faire pour passer du constat à des actions concrètes d’engagement de notre part … là est bien l’enjeu et lors de cette soirée beaucoup des personnes présentes s’interrogeaient naturellement.

En qualité de simple citoyen lors de nos achats quotidiens, de nos actions nous avons une énorme possibilité d’agir avec notre pouvoir d’achat et nos actes d’achats. Nous pouvons choisir d’orienter notre acte d’achat et de favoriser l’usine du monde j’ai nommé la Chine avec des produits venant de l’autre extrémité de la planète ou des produits fabriqués beaucoup plus localement dans des standards écologiques et humains que nous connaissons et qui sont vertueux pour l’écologie, l’activité économique locale. Nous pouvons aussi privilégier les circuits courts et le bio dans notre alimentation et éviter les plateformes internet qui gâchent, détruisent et génèrent du Co2 dans leurs activités, … Nous pouvons aussi refuser la société matérialiste « à outrance » que l’on tente de nous proposr en favorisant la réparation des objets, les ventes d’occasion ou le prêt d’objet entre voisin. Nous pouvons aussi décider de remplir un peu notre voiture en favorisant le co-voiturage et c’est souvent l’occasion de très belles rencontres.

Au niveau des politiques locales nos décideurs doivent être encore plus actifs et inventifs dans le respect de l’environnement et l’intégration de cette nouvelle donne climatique. Les élections municipales à venir représentent un formidable moyen pour les électeurs de choisir des candidats et des listes qui intégreront dans leurs programmes ces questions. L’électeur que nous sommes, pourra ainsi juger sur les actes le degré d’implication des candidats sur ces thématiques. Je suis sur que l’intelligence collective mobilisée à la rédaction des programmes de mandatures devrait pouvoir être une formidable source de proposition vers plus d’expérimentations locales qui pourront ainsi être mises en place, testées et ensuite dupliquées dans d’autres collectivité.

N’oublions pas non plus que les prochaines élections municipales permettront aussi d’élire nos représentants dans les intercommunalités et que ces dernières ont un rôle particulièrement importants dans les politiques publiques environnementales comme la gestion des déchets, le transport, … Il nous faut exiger des candidats des propositions et des engagements sur des vrais programmes de territoire qui dépasse ainsi le simple cadre communale et intègrent de façon centrale la problématique environnementale.

A l’échelon national et international nous devons aussi accentuer la pression avec plus d’actions car les décisions prisent à cette échelon permettront de jouer un rôle multiplicateur encore plus important que celui de l’échelon local. Nous devons impérativement pousser nos dirigeants politiques à beaucoup plus de volontarisme sur ces sujets et amplifiant par exemple nos interrogations via les réseaux sociaux, en interpellant directement les décideurs politiques et économiques. Les médias semblent aujourd’hui bien mobilisés sur la cause environnemental, à nous d’amplifier ce mouvement en utilisant cette courroie de transmission qui s’offre à nous. A l’échelon Européen, les chosent semblent commencer à bouger avec des avancées timides vers un « Green New Deal » … La campagne des primaires lancées aux US devraient largement inspirer les campagnes électorales à venir en France et dans les autres pays Européens.

Je ne peux vous conseillez de lire l’excellente synthèse de la situation proposée par l’ONU et présentée sous forme d’une infographie très bien documentée et surtout d’agir à votre échelle en passant du constat … à l’action !

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